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| Histoire du Saint-Christophe En 1913, donc, Madame DEHILOTTE, nantaise de la bonne société, s'entend conseiller le bord de mer pour l'un de ses enfants à la santé délicate. Elle achète un bout de dune à La Baule et y fait édifier par Ferdinand MENARD, architecte en vue, un chalet tel qu'il figure sur la carte postale ci-dessous. Donnant à ce chalet le nom du patron des voyageurs, on peut penser qu'elle avait conçu dès le départ le projet d'accueillir d'autres enfants que le sien, et leurs parents, et que St-Christophe aura donc toujours eu une vocation hôtelière. |
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| L'hôtel rouvre après guerre.
Mais le temps finit par avoir raison de l'énergie de la fondatrice et l'activité commerciale
cesse en 1965. Tandis que sa famille profite encore des villas à titre privé,
après 52 années d'usage collectif ininterrompu, l'hôtel est mis en vente
avec les 40 crucifix qui protégeaient les dormeurs, mais sans une seule
salle d'eau ou wc privé. Mon frère François et moi-même reprenons alors le flambeau en orientant nos efforts exclusivement en direction d'une activité d'hôtel de tourisme dans la catégorie naturelle de l'endroit: le charme. Et Sophie FAÿ, maman de Marguerite et Adélie JOÜON--FAÿ, apporte sa féminité, son talent artistique et son sens des couleurs à un ensemble alors assez austère. |
En 1992, accompagnant l'ouverture de la Thalasso de La Baule les Pins (aujourd'hui Relais Thalasso) le restaurant est laissé ouvert toute l'année, tandis que l'hôtel intègre les «Logis de France». L'année suivante, nous rejoignons les «Châteaux et Hôtels Indépendants» devenus, depuis leur rachat par Alain DUCASSE, les «Châteaux et Hôtels de France». Notre père, qui tire définitivement sa révérence en 1994 dans sa quatre vingt neuvième année, ne connaîtra pas la joie, en 2000, millésime symbolique, de voir St-Christophe accueilli, en guise de consécration, par le Guide Michelin, après 87 années d'hésitations! La page pension de famille est définitivement tournée. Chaque hiver connaît son lot de travaux et d'améliorations et en 2004, première vraie révolution depuis 1927, nous agrandissons le domaine d'une quatrième villa, KER JANIK, la doyenne, construite en 1912 pour Lucien Georges GRAND'JOUAN. |
Selon Alain CHARLES, l'historien des villas bauloises, elle aurait été vraisemblablement dessinée par Edouard DATESSEN, père de Paul-Henri. Cette acquisition rajoute à l'hôtel 14 chambres agréables et un beau jardin intérieur formant un ensemble harmonieux. La maison, en 94 ans, n'aura connu que deux familles pour l'animer. C'est vous dire si l'on s'y attache. L'histoire décidera si, de Marguerite ou d'Adélie, l'une d'elles voudra à son tour reprendre le flambeau. Les idées et les projets ne manquent pas pour continuer d'illustrer la saga calme de cette institution locale, sous les regards bienveillants de Marthe et de nos parents, qui nous surveillent de leurs paradis. Merci à quiconque pourra apporter à ce bref aperçu d'une longue histoire une précision ou une anecdote @ Calixte JOUON. |
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